Morizur : Etude des radicaux libres

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Site créé le 24 octobre 2004 Modifié le 16 février 2006
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Thèse (mention : sciences)

présentée par



Jean Pierre Morizur

Contribution à l'étude des radicaux libres appliction aux réactions de duplication et de déshydrogénation



soutenue le 19 novembre

devant la commission d'examen :
Normant, président
Maitte, Pallaud, examinateurs

 

INTRODUCTION


Les radicaux libres sont des atomes ou des molécules ayant un nombre impair d'électrons et possédant ainsi un électron non apparié; ce ne sont pas des ions libres, et ils sont électriquement neutres.


La présence d'un électron non apparié leur confère une grande réactivité, et sauf circonstances favorables (stabilisation par résonance), leur durée de vie est très courte.


Les radicaux libres prennent naissance dans un très grand nombre de réactions, aussi bien en solution qu'en phase gazeuse, au cours d'étapes intermédiaires complexes. Ils ont permis de faire progresser rapidement les théories relatives aux mécanismes des réactions chimiques.


Les principaux types de réactions radicalaires peuvent être classés en quatre chapitres généraux :

I. — Les réactions produisant des radicaux libres.

II. — Les transformations radicalaires.

III. — Les attaques radicalaires.

IV. — Les réactions de destruction de radicaux libres.


Parmi ces réactions, nous avons utilisé celle, produisant des radicaux libres par clivage thermique, ou photochimique des liaisons covalentes de quelques disulfures :

RSSR → 2 RS*


Les radicaux thiyls formés sont utilisés comme agents de déshydrogénation de quelques sesquiterpènes azulénogènes.

Et celle qui consiste à détruire les radicaux libres formés par l'action de traces de chlorure cobalteux anhydre sur un organométallique en présence d'un halogénure organique, par couplage.

Nous avons également examiné l'action du nitrate d'uranyle deshydraté sur un organométallique, où l'on observe la formation du dimère correspondant à ce dernier, formation qui peut être expliquée par le couplage de radicaux libres.

Nous proposons, de diviser notre travail en trois parties essentielles :

Première partie :

L'utilisation des radicaux libres comme intermédiaires de synthèse en vue d'obtenir les dimères de, certaines molécules :

A) Par action de traces de chlorure cobalteux anhydre sur différents organomagnésiens en présence d'un dérivé halogène.

B) Par l'action de traces de chlorure cobalteux anhydre sur différents organolithiens en présence d'un dérivé halogène.

Deuxième partie :

La formation de diphényle et d'oxyde d'uranium par réaction entre le nitrate d'uranyle déshydraté, et le bromure de phénylmagnésium ou le phényilithium.

Troisième partie:

La production de radicaux libres formés par clivage thermique ou photochimique de certains disulfures aromatiques. Application à la déshydrogénation de quelques sesquiterpènes azulénogènes en S-guaïazulène.

 




MOTS CLEFS : action / agent / anhydre / application / atome / azulénogène / bromure / chlorure / clivage / complexe / couplage / covalente / déshydrogénation / destruction / dimère / diphényle / disulfure / électron / formation / guaïazulène / halogène / intermédiaires / liaisons / mécanisme / molécule / nitrate / organique / organolithien / organomagnésien / organométallique / oxyde / phénylmagnésium / photochimique / radicaux / réaction / réactivité / résonance / sesquiterpène / synthèse / thiyls / transformation / uranium / uranyle / normant



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