De Maheas : Constituants de Jacquinia armillaris
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Thèse (mention : sciences) présentée à Faculté des sciences de l'Université de Paris
pour obtenir le grade de Docteur de l'Université

par ¶



Marie-Robert De Maheas

Etude des constituants triterpéniques de Jacquinia armillaris Jacq.




soutenue le 18 novembre 1961

devant la commission d'examen :
Prévost, C., président
Kirrmann, A., Julia, M., et Mentzer, C., examinateurs




INTRODUCTION


Les racines de Jacquinia armillaris Jacq. sont utilisées comme poison de pêche par les aborigènes de certaines contrées de l'Amérique Centrale.


C'est un arbre dont l'habitat est limité au Pérou, à l'Equateur et aux Antilles ; il appartient à la famille des Myrcinacées, voisine de la famille des Primulacées et de celle des Plumbaginacées ; sa composition chimique ne semble pas encore avoir été étudiée.


Nous n'avons pas trouvé plus de renseignements sur la constitution des quelques espèces voisines qui portent toutes le même nom de «Barbascos» dans leurs pays d'origine. Ce sont : Jacquinia barbascos et J. revoluta Jacq. au Venezuela, J. brasiliensis au Brésil et J. gracilis en Colombie.


Le Laboratoire de Phanérogamie du Muséum National d'Histoire Naturelle nous a confié les premiers échantillons de J. armillaris Jacq. pour que nous tentions d'en isoler les substances actives.


L'action ichtyotoxique et le fort pouvoir moussant des macérations aqueuses de ce végétal rendaient plausible la présence de saponines dont l'étude pouvait s'harmoniser avec le cadre des recherches de ce laboratoire.

CONCLUSION


Jacquinia armillarisJacq. qui, à notre connaissance, n'a été l'objet d'aucune étude chimique jusqu'à ce jour, recèle une fraction triterpénique d'une teneur de l'ordre de 2%.


Cette fraction s'est révélée très complexe. Nous en avons isolé quatre alcools, que nous avons dénommés armillarigénines.


Leurs teneurs respectives sont très différentes. C'est à l'étude des deux plus abondantes qu'a été consacré ce travail.


Leur séparation et leur purification, tant par chromatographie que par obtention de divers dérivés, se sont révélées très laborieuses.


La première, la génine C, a été, après un long travail, identifiée à la primulagénine A.


La deuxième, la génine D, a été apparentée à la génine C, à un groupement cétonique près. L'emplacement de celui-ci n'a pu être fixé avec certitude car le choix entre les trois positions restant seules possibles, compte tenu des résultats expérimentaux, se révélait trop incertain du fait de l'imprécision des dernières expériences. Toutefois, la position 2 nous paraît la plus probable.

Nous nous proposons, dès que les circonstances et la disponibilité d'un matériel végétal suffisant nous le permettront, d'en poursuivre l'étude pour essayer d'entièrement élucider cette structure.






Mots clefs : aborigène / action / alcool / amérique / antilles / arbre / armillarigénine / armillaris / barbascos / brasiliensis / brésil / cétonique / chimique / chromatographie / colombie / composition / étude / expérience / génine / gracilis / ichtyotoxique / jacquinia / matériel / muséum / myrcinacée / pérou / phanérogamie / plumbaginacée / poison / primulacée / primulagénine / purification / racine / revoluta / saponine / séparation / structure / triterpénique / végétal / venezuela / de maheas / prévost



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