Tempé : MEMOIRE SUR LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES

Document disponible au laboratoire de chimie du Muséum National d’Histoire Naturelle
63 rue Buffon 75005 Paris

Site créé le 24 octobre 2004 Modifié le 20 février 2006
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MEMOIRE SUR LES TRAVAUX SCIENTIFIQUES


de Jacques Tempé


PROGRAMME DE RECHERCHE


INTRODUCTION


J'ai toujours été intéressé par la Biologie, cependant c'est vers la Chimie que je me suis d'abord tourné. Je croyais que la Biologie était presqu'uniquement descriptive et que l'imagination du chercheur avait peu d'occasions de s’y exercer, par contre la Chimie, et surtout la synthèse organique, me paraissait mieux en rapport avec mes aspirations vers une recherche expérimentale créative.


Après avoir été chercheur libre pendant quelques mois au Laboratoire de Chimie Organique de l'Ecole Polytechnique, j'ai obtenu une bourse de 1a société Shell-Chimie pour étudier la synthèse de divers insecticides, sous -la direction de M M Fétizon. Maître de Conférences. Pendant cette période je rencontrai M. H Heslot. Maître de Conférences à L'Institut National Agronomique, qui me demanda de lui préparer quelques molécules mutagènes. A la suite de ces premières synthèses il me proposa de poursuivre ce travail dans le cadre d un contrat avec le Commissariat à l'Energie Atomique. J'avais appris, a son contact, que la Biologie pouvait être moléculaire et je souhaitais étudier l'action des substances que j'avais préparées, au niveau de l’ADN. Cependant de telles études ne pouvaient être entreprises à l'Ecole Polytechnique, mais M. G. Morel, Directeur de Recherches à l'Institut National de la Recherche Aqronomique. voulut bien m'accueillir dans son Laboratoire, à la Station de Physiologie Végétale, au Centre National de Recherches Agronomiques de Versailles.


Je suis alors entré à l’I.N.R.A. comme ingénieur contractuel. J'ai ensuite passé les concours de chargé de recherches (1964). de maître (1972) et de directeur de recherches (1983).


G. Morel était lui-même chimiste et il s'intéressait aux substances naturelles. Quand j'arrivais dans son Laboratoire, il venait de découvrir, avec A. Ménage, de l’octopine dans des tissus de crown gall . Après cette découverte, il fallait préparer quelques grammes de cette substance, et en mettre au point le dosage dans les extraits végétaux. C'est ainsi que j'ai commencé à travailler sur le problème du crown gall qui, peu à peu, est devenu mon principal sujet de recherche. Après le décès de G. Morel. en 1973. j'ai constitué, avec A. Petit, chargé de recherches au CNRS, un groupe indépendant qui s'est progressivement développé.


En Juin 1982. nous avons quitté le Centre National de Recherches Agronomiques pour nous installer à l'Institut de Microbiologie de la Faculté des Sciences d'Orsay où nous bénéficions de locaux mieux adaptés à nos recherches et du voisinage d'équipes dont les préoccupations sont proches, et/ou complémentaires, des nôtres.


Je rappellerai brièvement, dans ce mémoire, les travaux de synthèse organique que j'ai effectués à l'Ecole Polytechnique, et des travaux qui ont fait 1’objet de collaborations. J'exposerai ensuite les recherches sur le crown ga11 qui constituent la partie le plus importante de mon activité. J'aborderai enfin les projets que je développerais si ma candidature au Muséum National d'Histoire Naturelle était retenue.





MOTS CLEFS : titre / service / ADN / agronomique / biologie / chimie / chimiste / conférence / crown gall / fétizon / heslot / insecticide / laboratoire / microbiologie / morel / mutagène / octopine / recherche / science / synthèse / travaux




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