Duval, 1938 : Sur les chlorures et les hydroxydes de cobalt
Plus d'information! Copie de la page de couverture


Mémoire

 

de

 

Clément Duval

1938

 

 

Sur les chlorures et les hydroxydes de cobalt

 

 

Mémoire déposé en vue de l'attribution en 1938 du prix du Comité des industries chimiques

 

Tout le monde connaît l'encre sympathique qui sert depuis des centaines d'années à rendre les correspondances secrètes et à compliquer l'intrigue des romans d'aventure. D'autre part, on vend couramment des "baromètres", par exemple, des fleurs hygrométriques, responsables par leur teinte rosé, violette ou bleue du temps qu'il fera le lendemain.

 

Le chlorure de cobalt rosé Cl2 [Co (H2O)6] qui sert ordinairement à confectionner ces objets, devient bleu quand on le chauffe, quand on le traite par l'acide chlorhydrique, divers chlorures comme celui de lithium, certains alcools comme l'éthanol. La coloration peut alors virer au rosé par action d'eau ou d'autres chlorures comme celui de zinc.

 

Les débutants en analyse qualitative, les personnes qui les dirigent, ont remarqué aussi, depuis longtemps, que la solution de ce même chlorure cobalteux additionnée de potasse, donne des précipités pouvant avoir les couleurs verte, bleue, brune, violette ou rose.

 

On trouve dans la littérature une centaine de mémoires signés des noms les plus illustres (Engel, Le Chatelier, Ostwald, Jones, Hantzach, etc), une douzaine de théories qu'on peut trouver compilées par ordre chronologique dans les ouvrages spé-ciaux. Aucune d'elles n'explique la totalité des faits observés.

 

Celle qui nous intéresse peut être appelée "Théorie des Complexes". Elle ne fait d'autre hypothèse que celle de la coordinence constante du cobalt. Elle est entièrement basée sur l'expérience.

 

1° J'ai résumé dans ces quelques pages une nouvelle théorie permettant d'expliquer les changements de teinte du chlorure cobalteux, dans l'eau, l'acide chlorhydrique, les chlorures, les alcools ou sous l'action de la chaleur. Ces changements sont dus à des complexes où le cobalt est hexacoordonné.

 

2° Chez les corps bleus, le cobalt fait partie d'un anion ; chez les corps roses, il fait partie d'un cathion.

 

3° J'ai isolé le corps bleu qui apparaît quand on chauffe l'encre sympathique ; c'est un acide dont le chlorure violet est un sel.

 

4° J'ai donné l'explication des précautions à prendre pour obtenir le chlorure cobalteux anhydre et.donné la structure des hydrates.

 

5° Une nouvelle série de sept termes permet d'englober les corps trouvés. Deux  maillons de la chaîne font encore défaut; l'un d'eux, toutefois, a été signalé récemment par Paul JOB.

 

6° Le chlorure cobaltique a été isolé. Ses propriétés chimiques se classent en deux grands groupes et conduisent à. une préparation générale des cobaltisels d'une part, des sels du type lutéo, d'autre part.

 

7° La structure donnée pour les chlorures se répète chez les hydroxydes du cobalt. J'ai débrouillé l'écheveau des six précipités de teintes variées que chacun fait couramment en traitant un sel de cobalt par un alcali.






Mots clefs : flavanonol / synthèse / bois / structure / robinier / phloroglucinol / hétérocycle / flavone / déméthylation / triacanthos / thermique / Robinia / pseudoacacia / isomères / gleditschia / dihydrorobinétine / déshydrogénation / chalcones / benzylcoumaranone / benzopyronique / végétaux / aurone / flavanone / transposition / coumaranone / résorcinol / racémique / prunus / primétine / plante / pigment / merisier / fustine / flavonol / flavanoïde / fisétine / diacétate / chromanne / chimie / bromhydrique / biogénétique / chadenson / colonge






visiteurs