Guichard : Travaux scientifiques

Documents disponibles au laboratoire de chimie du Muséum National d’Histoire Naturelle,

63 rue Buffon 75005 Paris

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Notice sur les travaux scientifiques

 

de

 

Marcel Guichard

Professeur à la Sorbonne

 

 

INTRODUCTION

Mes premières recherches ont été effectuées dans le laboratoire d'Henri Moissan auprès duquel je suis resté durant quinze ans.

 

Depuis 1909. mes travaux se sont poursuivis au laboratoire de chimie générale de la Faculté des Sciences.

 

Pendant une dizaine d'années, j'ai été associé à la direction des étudiants poursuivant des recherches dans le laboratoire de M. Le Chatelier.

 

Au cours de la guerre, après deux années passées aux armées, M. G. Urbain m'ayant fait affecter à son laboratoire dépendant alors du Ministère de la Guerre, il m'a été donné d'entreprendre, sur son conseil, diverses études.

 

Tous mes travaux ont porté sur la chimie minérale ou sur la chimie générale.

 

Ils sont liés les uns aux autres; seule la guerre a produit une discontinuité dans leur enchaînement.

 

Ayant étudié d'abord les composés du molybdène, séduit plus particulièrement par la dernière partie de ce travail, portant sur les iodures, j'ai développé ensuite mon effort dans la chimie de l’iode.

 

C est au cours de recherches sur les composés oxygénés de cet élément que j'eus l'idée de faire de l'anhydride iodique le point de départ d'une nouvelle méthode de détermination du poids atomique de l'iode.

 

Pour mettre au point cette détermination, j'ai dû examiner la présence des gaz dans les métaux et métalloïdes susceptibles d'absorber exactement l'oxygène et d'en permettre le dosage précis.

 

Ces études m'ont fourni l'occasion de développer l'emploi du vide dans les expériences de chimie

 

La guerre m'a détourné de ces travaux de précision.

Plusieurs savants m'ont, à diverses reprises, conseillé de rester dans le domaine des déterminations de poids atomiques. Me sera-t-il permis de citer ici quelques lignes que m'écrivait, le 21 Août 1921, sur ce sujet, le regretté Ph. A. Guye ? «Les méthodes que vous avez suivies me paraissent irréprochables en même temps qu'elles sont susceptibles de fournir dés valeurs très directes ; c'est pourquoi j'ai en très grande estime le mémoire que vous avez publié sur le poids atomique de l'iode. J'espère que les circonstances vous permettront prochainement de reprendre des travaux de ce genre».

« J'ai été particulièrement heureux de me savoir en parfaite communion d'idées avec vous sur les principes généraux qui doivent guider les chercheurs pour les révisions de poids atomiques. »

 

Sur la demande de M. G. Urbain et avec son appui, j'ai pu entreprendre, avec divers collaborateurs, une étude sur la synthèse de l'ammoniac par catalyse sous cent atmosphères.

 

Nos expériences sur la synthèse de l'ammoniac ont cessé à la démobilisation. en 1919; elles ne pouvaient être utilement continuées avec les faibles ressources des laboratoires universitaires.

 

C’est à la suite de ce travail que, frappé de la manière trop empirique dont on poursuit la recherche des catalyseurs, je tente de traiter le problème de la catalyse d'une manière plus générale, par l'examen des facteurs indépendants qui déterminent ce phénomène.

 

Plusieurs de mes recherches ont des liens avec les applications de la chimie ; je citerai la préparation industrielle du molybdène, la recherche des gaz dans les métaux industriels, l'étude de la synthèse de l'ammoniac.

 

II m'a été donné, au cours de ma carrière, de prendre contact avec plusieurs écoles.

 

J'ai trouvé dans ce contact des motifs d'associer divers points de vue auxquels on donne parfois une importance trop exclusive.

 

Et je m'efforce de donner aux jeunes sur lesquels je puis avoir quelque influence, avec le désir d'acquérir les connaissances élevées nécessaires pour suivre l'évolution des théories les plus modernes, le goût des expériences bien faites dont elles ne. peuvent se passer.

 

L'avenir de la chimie dépend de la perfection avec laquelle se réalisera cette difficile synthèse.

 

J'ai suivi l'ordre ci-après dans l'exposé de mes recherches :

Chapitre Premier. — Sur l'emploi de la technique du vide.

Chapitre 11. — Nouvelles méthodes d'analyse.

Chapitre III. — Recherches sur le molybdène, ses oxydes et ses sulfures.

Chapitre IV. — Recherches sur les gaz occlus dans les solides.

Chapitre V. — Recherches sur l'iode : iodures, acide iodique, poids atomique de l'iode.

Chapitre VI. — Contribution à l'étude de la synthèse de l'ammoniac par catalyse sous cent atmosphères (en collaboration).

Chapitre VIl. — Sur l'étude générale de la catalyse. Adsorption et catalyse.

Chapitre VIII. — Recherches effectuées sous ma direction.

 

 

Mots clefs : ammoniac, analyse, atomique, catalyse, catalyseur, chimie, composé, détermination, dosage, étude, expérience, gaz, iode, iodique, iodure, laboratoire, métalloïde, métaux, méthode, minéral, molybdène, poids, recherche, synthèse, travail, travaux, guichard






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